Dans cette exposition, les œuvres de Marjolaine Perreten, Diane de Ribaupierre et Yaeka tabara se rejoignent autour d’un même souffle : celui d’une nature qui se métamorphose et murmure ses propres histoires. Yaeka Tabara imagine des esprits, des animaux mythiques issus d’un folklore inventé, comme si la Suisse animiste n’avait jamais disparu. Marjolaine Perreten, elle, observe le fragile et le minuscule: arbres, saisons, petites créatures qui traversent les éléments avec douceur et résilience. Ensemble, leurs pièces — naïves, poétiques, empreintes d’influences japonaises — composent un paysage sensible où le vivant, réel ou imaginaire, devient langage et récit. Quant à Diane de Ribaupierre, elle ravaille avec des éléments naturels, qu'elle façonne, sculpte et transforme pour en faire naître des esprits et des créatures imaginaires.Une invitation à entrer dans un monde où chaque forme respire, veille et se transforme.
Arts visuels, animations, céramiques, sculptures
05 - 21.06.2026
Vernissage le vendredi 05.06.2026
Trace-Ecart 62 – 64
Marjolaine Perreten
Née à Lausanne en 1990, Marjolaine Perreten est une figure incontournable de l'animation suisse contemporaine, formée au design multimédia à l'ERACOM avant de se spécialiser en réalisation à l'école La Poudrière à Valence. Depuis 2015, elle exerce comme réalisatrice et directrice artistique chez Nadasdy Film à Genève, où elle a signé des œuvres remarquées telles que Le Dernier Jour d'Automne (sélectionné à la Berlinale) et La Colline aux cailloux (moyen métrage primé à Annecy en 2023). En 2026, son activité reste intense avec la réalisation de nouveaux projets comme Singularity et l'illustration de la série de bandes dessinées jeunesse Pauline. Engagée dans le rayonnement de son art, elle dirige également le Festival du film d'animation de Savigny, premier événement dédié à ce genre dans le canton de Vaud qu'elle a fondé en 2017.
Yaeka Tabara
Née à Fukuoka au Japon en 1986, Yaeka Tabara est une artiste plasticienne et céramiste vivant et travaillant aujourd'hui à Vevey, en Suisse. Son parcours académique mêle des études en mixed media à la HEAD – Genève à une spécialisation en pratique d'art contemporain à la Haute École des Arts de Berne, après un cursus initial à la Kyoto University of Art and Design. Professionnelle polyvalente, elle partage son activité entre la création de céramiques poétiques, exposées dans des galeries comme la Mosaic Room, et la fabrication de décors et d'accessoires pour le cinéma d'animation en volume (stop motion). Membre du Groupement Suisse du Film d'Animation (GSFA), elle a notamment contribué aux décors du long-métrage Sauvages de Claude Barras, sorti en 2024, tout en collaborant régulièrement avec des institutions culturelles et théâtrales en Suisse romande.
Diane de Ribaupierre
Artiste plasticienne suisse née en 1981, Diane de Ribaupierre est une spécialiste reconnue de la fabrication de décors et d'accessoires pour le cinéma d'animation en stop-motion. Après avoir suivi une formation artistique aux États-Unis, elle a forgé son expérience sur la côte ouest américaine, notamment à Portland et Los Angeles, deux pôles majeurs de l'animation en volume.
De retour en Europe, elle a mis son expertise au service de productions variées, allant de la publicité aux séries et courts-métrages. Elle occupe une place centrale dans les projets d'envergure du cinéma d'animation suisse contemporain, ayant notamment officié comme cheffe décoratrice et cheffe "set dresser" sur le long-métrage Sauvages (2024) de Claude Barras. Sa filmographie inclut également des collaborations sur des œuvres comme The Shivering Truth (2018) ou le court-métrage Canard (2023).
Parallèlement à son activité pour le cinéma, elle développe une pratique plastique personnelle qui explore les thèmes de la nature et de l'animisme. Cette facette de son travail a récemment été mise en lumière lors de l'exposition « Esprits du Temps » à la Mosaic Room de Vevey (2024-2025), où elle a présenté, en collaboration avec l'artiste Yaeka Tabara, des installations imaginant une culture suisse où la vénération des esprits de la forêt n'aurait jamais disparu.

