Biographie datée
1945
Jacques naît le 12 juin 1945 à Bulle. Il est le fils d'Henri, italien, peintre en lettres, et de Germaine Charrière, originaire de Cerniat.
1945 – 1961
Il passe son enfance à Bulle, à la rue de Gruyères 64 (44 à l’époque) dans l’immeuble familial. Il a une sœur, Pia, et deux frères, Bruno et Marco.
Il fréquente l’école enfantine, primaire et secondaire à Bulle, avant de commencer un apprentissage de peintre en lettres chez son père Henri Cesa. Les cours professionnels sont donnés à Lausanne.
1962
Jacques rencontre le graveur Jean-Pierre Kaiser qui l’encourage à s’inscrire à l’Ecole des Beaux-Arts de Lausanne.
Il quitte l’apprentissage en 1962 pour entrer à l’Ecole des Beaux-Arts.
1964
Il écrit, crée les décors et joue François Villon, évocation poétique et musicale, pièce de théâtre en trois actes, avec la musique de Christian Boschung.
1966
Il réalise une grande peinture Lirico-dramatique pour la villa Sallin à Avry-devant-Pont.
1967
Il obtient son certificat Beaux-Arts après 5 ans d'études à l'Ecole cantonale des Beaux-Arts de Lausanne. Il reçoit le Prix Aloïs Senefelder pour la gravure.
Il expose avec le groupe Epreuve à Lausanne et Fribourg.
1969
Il inaugure sa première grande exposition Au-delà du visage aux Halles à Bulle.
1970
Au printemps, il rencontre Hélène dans la rue à Bulle.
Jacques et Hélène se croisent à nouveau en juillet dans un bal à Gruyères. Le soir même, après avoir dansé toute la soirée, Jacques la demande en mariage sur la terrasse de l’immeuble familial de la rue de Gruyères. Hélène dit oui.
Il obtient un poste d’enseignant à l'Ecole secondaire de la Gruyère à Bulle, avant de quitter l’institution après s’être brouillé avec la direction.
1971
Jacques et Hélène se marient. La cérémonie est célébrée le 3 juillet à la chapelle des Sciernes d’Albeuve. Le couple emménage à Sonlaville, ferme sur la commune de Montbovon.
Le couple et l'amour des enfants lui inspirent les toiles colorées Genèse et Lettres à Hélène.
Il réalise une peinture sur le thème de la maternité à l'hôpital de Riaz.
Il réalise une peinture monumentale Jardin pour un enfant qui va naître pour la villa Chappuis à Bulle.
1972
Il collabore à l'école autogérée de Bouleyres à Broc de 1972 à 1976 où il anime divers ateliers d'expression pour enfants et adultes.
1972 - 1973
Il réalise les huit vitraux intitulés Mystères douloureux et vertus théologales pour le chœur de l'église de Porsel.
1974
L'Adieu à la terre, peinture monumentale installée sur une façade de la Grand-Rue à Bulle, est interdite le 27 mars 1974 par l'autorité communale et doit être enlevée.
Il concrétise de 1974 à 1992 de nombreuses peintures monumentales avec des enfants : peinture murale à La Corbaz, ainsi qu'aux écoles de Marly, Bulle, Givisiez et Le Pâquier.
1975
La famille quitte Montbovon et s’installe à la Salette de Bouleyres à Broc.
1978
La famille s’installe à Bulle dans l’immeuble de la famille Cesa, à la rue de Gruyères 64.
A Vérone, il inaugure l’exposition Omaggio a Verdi à la galerie Nuova Scaligera.
Le vitrail Oppression/Libération est réalisé pour la chapelle de la Vierge à La Salette de Bouleyres à Broc.
1979
Il inaugure une grande exposition intitulée Lirico-dramatique au Musée Gruérien à Bulle. Des peintures de nus sont censurées par la Préfecture de la Gruyère.
1982
Avec des amis, il fonde l’Atelier 82 qui organise des cours de dessin, peinture et gravure.
Il réalise la peinture monumentale Les ferrailleurs pour la maison J. et A. Glasson à Bulle
1983
Il réalise une suite de quatre peintures pour l'hôtel Cailler à Charmey. La série s’intitule L'homme de la vallée de la Jogne.
1984
Il réalise trois mosaïques de marbre et granit à l'Hôtel de Ville de Bulle. Au sol du 1er étage, il représente les signes du zodiaque et les travaux saisonniers, au mur du rez, au-dessus des deux fontaines, la musique et le théâtre.
Il crée avec quelques amis l'atelier-galerie Trace-Ecart à Bulle.
1985
Il réalise la peinture murale Lirico-dramatique dans le bâtiment du Moderne à Bulle.
Il conçoit La roue du temps, pavement réalisé à la place de Moudon à Estavayer-le-Lac. Le projet est constitué de 1200 m2 de pavés, de galets et cailloux.
Il réalise le pavement de la place de la Forge à Yverdon.
Il devient membre de l'association suisse des graveurs sur bois Xylon.
1986
Il inaugure Viva Verdi, exposition installée dans les murs du Stadttheater de Saint-Gall.
Il réalise chez le maître verrier Otto Kirsch, 11 vitraux pour l’église de Rossens : Les 4 éléments et Les 4 mystères bibliques dans la nef et 3 vitraux dans le chœur : Joseph charpentier, Les compagnons d’Emmaüs et Le baptême du Christ.
A Bulle, il réalise pour la maison E. Glasson et Cie cinq peintures sur les métiers qui seront suivies en 1989 d'une grande mosaïque intitulée Les maçons.
1987
Il inaugure une exposition Lirico-dramatique et crée les décors de l’opéra Cosi Fan tutte joué à l’aula magna de l'Université de Fribourg.
1988
Il inaugure l’exposition Lirico-dramatique à la galerie Basta à Lausanne.
1988 - 1989
A Meyrin, dans différents espaces du centre commercial Migros Brico-Loisirs, il réalise un zodiaque en grès cérame et émaux Albertini, un grand vitrail d'entrée de 20 m2 ainsi que la décoration intérieure, notamment des dessins de grand format. Ces œuvres sont aujourd’hui détruites.
1989
Il réalise le retable La Vierge de Miséricorde pour le foyer de Bouleyres à Bulle.
1990
Il conceptualise et réalise un ensemble de vitraux, mosaïques et peintures pour la brasserie La Chope à Fribourg.
Il réalise une mosaïque au sol de 30 m2 pour Bernard Vichet au château de Projan (France).
Il est mandaté pour l’aménagement de la couleur de la nouvelle gare routière et ferroviaire des GFM à Bulle. Dans la gare routière, il réalise une peinture murale monumentale en compagnie de cinq peintres gruériens.
L’exposition Choses vues est organisée par Camille Charrière et Gérard Bochud à la galerie Anima G du centre Molson à Québec. De juin à juillet, il expose des œuvres sur papier. De son séjour au Québec, Jacques en rapporte des dessins, croquis et gravures.
Le livre Choses vues sur son travail est édité avec les textes de Jean Firmann, Etienne Chatton, Nicolas Schuwey, Bernard Vichet et Pierre-Henri Zoller.
1991
La mosaïque Les Flamands roses est réalisée à la villa de Simone et Jacques Uldry à Genève.
A la gare ferroviaire de Bulle, il réalise la peinture du plafond de 100 m2 ainsi que le sol de la gare en mosaïques. Une mosaïque murale est également posée au buffet de la gare.
1992
Il termine la conception du Jardin du souvenir pour le cimetière de Bulle.
Il réalise la peinture Les goudronneurs et le vitrail Les maçons pour l'entreprise Jean Pasquier et Fils à Bulle.
1993
Il concrétise une intervention artistique avec Jacques Rime au Foyer Saint Joseph à Châtel-Saint-Denis, en collaboration avec des résidentes et des résidents.
Il réalise deux peintures et des reliefs en terre cuite en collaboration avec les résidentes et résidents des ateliers protégés de Clos-Fleuri à Bulle.
Il dessine et réalise deux vitraux à la chapelle de l'Hospice de Gruyères.
1994
Il réalise une mosaïque en marbre et en granit pour l'entrée de l’entreprise Stéphane Mauron à Estavayer-le-Lac.
1993 - 1994
Il passe de longs séjours en montagne dans les vallées du Petit-Mont et du Gros-Mont pour la préparation de l'exposition Portrait d'une vallée. Laurent Knubel réalise à cette occasion un film vidéo de 25 minutes sur cette démarche, intitulé J'habite un pays vert et bleu.
1994
Il reçoit le Prix culturel de l'Etat de Fribourg.
Il inaugure une grande exposition au Musée Gruérien à Bulle, intitulée Portrait d'une vallée, et y présente des peintures, dessins, pastels et gravures.
1995
Le livre La Trace, avec un texte de Pierre Savary et une préface de Jean Firmann, sort aux Editions La Sarine, Fribourg.
Il organise, avec son épouse Hélène, le premier voyage ouvert au public de Trace-Ecart avec comme fil rouge l'histoire de l'art. Pendant plus de vingt ans, il fera découvrir les traditions artistiques occidentales à travers les voyages Trace-Ecart.
1995 - 1996
Il dirige une intervention artistique pluridisciplinaire au centre commercial E. Leclerc à Saint-Médard-en-Jalles près de Bordeaux. L’étude des couleurs de la galerie marchande, dix-huit mosaïques au sol, l’aménagement du patio avec la Fontaine des quatre éléments ainsi qu’une grande sculpture articulée font partie de cette réalisation.
1997 - 1998
Avec Jacques Rime, il réalise une peinture monumentale au Centre de formation professionnelle et sociale du Château de Seedorf.
1998
Il poursuit son travail en montagne et séjourne de mai à octobre dans la vallée du
Gros-Mont. Il débute la préparation pour le printemps 2000 d’une grande exposition en relation avec les paysans de montagne.
1999
Il illustre le livre Colin l'armailli – Le Regain de Michel Gremaud, aux éditions
La Sarine, en collaboration avec la BCU de Fribourg et la Société des Amis du Musée gruérien (AMG) à Bulle.
2000
Il inaugure l’exposition Montagne an zéro à l'ancienne chartreuse de la Part-Dieu, au-dessus de Bulle et publie le livre Traits d'alpage avec un texte de Didier Page aux Editions Slatkine. Une association, créée pour l’occasion, sert de socle au développement du Festival Altitudes.
Il peint le Retable des Béatitudes pour l’autel de l'église de Villars-sous-Mont. Le concept du retable et du mobilier liturgique est conçu par Adrien Cesa.
Il réalise le Vitrail des éléments pour la salle de recueillement, de l’HFR Châtel-Saint-Denis, avec un concept d’aménagement conçu en collaboration avec Adrien Cesa.
2001 - 2002
Il restaure la crèche de l'église Saint-Pierre-aux-Liens à Bulle en collaboration avec Dominique Gex. Il réalise quatre grandes toiles et huit prédelles sur le thème de l'Avent.
Il participe au premier café littéraire du Théâtre des Osses avec le peintre Jacques Rime.
2003
Il participe à l’exposition Les temps de l'Avent et autres temps avec Dominique Gex à la galerie Trace-Ecart à Bulle.
Il rencontre à Essouira, au Maroc, l'artiste marocaine Halima Moumad, veuve du peintre Lakhdar. Débute le projet d’un travail sur le long terme dans la région de l’Atlas marocain.
2005
Il fête les 20 ans du projet Trace-Ecart et les 50 ans de Xylon Suisse, avec différentes expositions.
Il participe à l’exposition Traces, résumant 10 ans de gravure sur bois à la galerie Art et Vision à Berne.
Il est admis dans la Guilde suisse des peintres de montagne.
Il inaugure une exposition de gravures à Walenstadt (Saint-Gall).
A la suite du décès de son oncle Paul Cesa, peintre-décorateur, il vient habiter avec Hélène à Crésuz où il poursuit son œuvre dans son nouvel atelier.
2005
Après plusieurs mois passés dans le village berbère d'Armed, au pied du Toubkal, il inaugure l’exposition Gruyère-Atlas à la ferme Fässler à Belfaux. Une marge photographique est créée par le photographe Christian Dupré.
Il participe au deuxième café littéraire au Théâtre des Osses sur le thème Gruyère-Atlas.
Une plaquette intitulée L'atelier de l'Atlas, avec texte Didier Page, est éditée. Un film de Klaus et Michael Fässler sur le travail de Jacques au Maroc intitulé Portrait d'un village berbère est également réalisé.
Avec des proches, il fonde l'association Gruyère-Atlas.
L’exposition Gruyère-Atlas est présentée à Bruges en Belgique.
2007
Il réalise la peinture Le viaduc et Saint Christophe pour l'Office de la circulation et de la navigation (OCN) à Bulle.
2008
Avec la collaboration d’Adrien et Battiste Cesa, il réalise le projet d’aménagement artistique La 12e cité à l’Ilot du comptoir à Fribourg avec des mosaïques au sol, des peintures, du mobilier urbain ainsi que des textes poétiques.
2009
Avec Jacques Rime et Dominique Gex, il inaugure l’exposition Répons à l'Abbatiale de Payerne. Il présente différents travaux en dessin, peinture, gravure et pastel sur le thème des Géorgiques de Virgile.
2010
Il réalise une peinture en plusieurs panneaux sur le thème du chantier pour l’entrepreneur Jean-Claude Brodard.
2011
Il expose à Trace-Ecart à Bulle Le calendrier liturgique du père Josef, constitué de dessins et de peintures d'après le missel vespéral du père Josef Tschugmell.
2012
Il participe au Musée romain de Vallon à l’exposition L'art du temps avec Massimo Baroncelli et Flaviano Salzani. Il présente ses différents travaux de mosaïques au travers de maquettes, de projets et de documents photographiques.
2013
Il réalise la peinture Moïse et le buisson ardent au plafond de l'église de Villars-sous-Mont en répons au Retable des béatitudes réalisé pour l’autel.
2013
Deux films Couleurs d'alpage et Couleurs d'Atlas sont réalisé sur son travail dans l’Atlas et en Gruyère par Dominique Clément pour l'émission Passe-moi les jumelles de la Radio télévision suisse (RTS).
2014
Il participe à l’exposition Identités Italiennes au Musée gruérien de Bulle avec Massimo Baroncelli et Flaviano Salzani, après différents séjours réguliers passée en Toscane à Anghiari depuis 2010.
2014
Il inaugure le Retable du Père Josef Tschugmell, œuvre majeure et monumentale, présentée à la Part-Dieu dans le cadre du Festival Altitudes. Ce retable est réalisé en mémoire du père Josef Tschugmell de la Salette de Bouleyres à Broc, décédé le 1er septembre 2007.
Il participe à la restauration des peintures collectives du mur de la gare de Bulle.
Il organise la résistance pour la sauvegarde des peintures murales du bâtiment du Moderne à Bulle, réalisées par Jacques Cesa et Massimo Baroncelli en 1985.
2014 - 2015
Le Retable du Père Josef Tschugmell est présenté dans différents lieux en Suisse romande, avant d’être installé, en juin 2016, dans la chapelle Notre-Dame de la Salette à Broc.
2015
Il obtient la première bourse de la mobilité du canton de Fribourg pour le projet sur la migration intitulé A contre-courant. Le projet a pour objectif de documenter en dessin et en pastel la route des migrants depuis la Suisse jusqu’à Lampedusa. Il voyage ainsi de ville en ville en camping-car, remontant la route migratoire à contre-courant.
Il inaugure l’exposition de dessin et peinture Ainsi parlait Zarathoustra à Trace-Ecart ainsi que le livre Le conflit de Colzabourg, contenant le texte de Jérémias Gotthelf, publié aux éditions Elvisia et illustré de 7 gravures sur bois de Jacques Cesa.
2016
Il poursuit le projet A contre-courant, en travaillant en Sicile, à Malte et à Lampedusa.
2017
Le livre Aller simple à Lampedusa, qui raconte le projet A contre-courant, paraît aux Editions de l'Aire.
Les œuvres réalisées pour le projet A contre-courant sont présentées au Festival Altitudes.
Il réalise sept oriflammes monumentales sur le thème de l’exil sur la base de sept poèmes écrits par Battiste Cesa. Les œuvres sont présentées dans la cour du château de Bulle durant le Festival Altitudes.
Il réalise huit gravures sur bois d'après un texte inédit de Giovanna Marini, La vie de Malàja.
Il termine la réalisation de la peinture monumentale Ainsi parlait Zarathoustra, d’après le texte de Nietzsche, pour la famille Bifrare.
2018
En janvier, il apprend qu’il souffre d’un cancer.
Il participe au festival Altitudes à l’ancienne chartreuse de la Part-Dieu, où il présente une correspondance peinte et dessinée avec l’artiste bullois Jean-Noé Nobs.
Il grave ses derniers travaux, sept bois de bouts intitulés 7 jours pour l’exil qui font échos aux 7 textes et aux 7 oriflammes réalisées pour le projet A contre-courant.
Jacques Cesa décède le 22 août 2018.
2019
Le 10 juin, l’association Jacques Cesa est créée par la famille et des proches pour faire la promotion de l’œuvre de l’artiste fribourgeois.
2022
L’Almanach des graveurs, dernier projet lancé par l’artiste avec le groupe de graveurs de Trace
Ecart, est publié par Trace-Ecart. Y figurent les gravures 7 jours pour l’exil.

